Grand Paris : L’humain ne vit pas de béton

Grand Paris : L’humain ne vit pas de béton, par Alain Dolium

Alain Dolium à Boulogne Billancourt (rénovation de HLMs)

Alain Dolium, tête de liste MoDem en Ile-de-France

Le projet “Grand Paris” est avant tout un outil au service d’une ambition politique : la mainmise de l’état sur la région capitale.
Ce projet a provoqué une levée de boucliers inédite : élus de tous partis, l’homme de la rue, comme l’urbanisme d’expérience, représentants des usagers, comme du patronat.

Le “Grand Paris” se veut dans la lignée des Grands projets. Il a été décrété sur carte, depuis l’état-major du palais de l’Elysée, comme autrefois les généraux décidaient des guerres du haut d’une colline.

Mais à ce jeu, n’est pas Napoléon qui veut. Les franciliens en ont assez d’être pris pour des pions sur une carte de 12.000 km2. De RER A, en ligne 13, de périphériques bouchés, en aéroports mal desservis, le soldat francilien n’en peut plus.

L’indécence de projets pharaoniques comme le “Grand Paris” est le symptôme d’une décadence de notre mode de gouvernance, plus que d’une vision fondatrice. Au dictionnaire de l’inspiration, cherchez à N comme Néron, plus qu’au A d’Alexandre.

Nous sommes le parti Girondin !

Il est assez de franciliens sincèrement dévoués au développement harmonieux de notre région, pour les réunir et établir un plan ambitieux et réaliste. Élus locaux de tous bords, urbanistes inspirés, entreprises, citoyens… héritiers d’Haussmann, comme bâtisseurs d’un nouveau mode de vie.

De tous, nous sommes le parti Girondin ! Nous croyons fermement que la sincérité et le réalisme issu du terrain doivent trouver dans la région une institution qui les aide à se réaliser. La région et ses habitants doivent pouvoir décider de l’aménagement de leur espace.

La recherche de consensus n’est pas une faiblesse. Il faut avoir l’humilité de le reconnaître pour réaliser de grandes oeuvres. La gravité des problèmes et l’urgence d’y répondre nous imposent la modestie comme état d’esprit et l’ouverture comme méthode.

Quelle ambition pour ce “Grand Huit” ?

D’ambition, ce “Grand Huit” n’en manque pas, si l’on en juge par son coût ou le nombre de tonnes de béton nécessaires. Mais, il en manque cruellement pour imaginer la ville de demain, redéfinir la vie en commun, stimuler le développement humain autant qu’économique. Il est typique de l’urbanisme dévoyé par des politiques sourds aux attentes du peuple.
La région portera ce grand huit, comme d’autres une montre dorée à l’orée de leur vie. Symbole d’une gloire passée, révélateur d’un manque de compréhension du présent, d’inspiration pour l’avenir.

Notre Ambition : l’humain

Nous méritons mieux ! Nous devons avoir pour ambition de devenir la première région. La force de notre région : l’humain. Ceux qui y vivent, y travaillent, en rêvent à travers le monde. Nous devons donc recréer les conditions de son développement à son échelle : humaine.

Quels que soient les moyens de transports, le temps passé est pris sur le temps de vie ou sur le temps de travail, avec pour victime collatérale la planète.
De plus, la ségrégation qui définit notre espace régional est aberrante. Qui a jamais rêvé d’une ville gigantesque, avec tous les bureaux dans un coin, des ghettos dortoirs dans un autre et une ville musée hors de prix dans un troisième ? Faute d’avoir un jour rêvé, notre ville est devenue un cauchemar pour nombre de franciliens.

Une meilleure intégration de ces facettes est donc notre objectif. Non par idéologie, pas seulement pour correspondre à un modèle de société plus fraternel, mais bien parce que c’est un choix logique et pragmatique. Un choix au service de la région, du bon développement de ses habitants, de ses entreprises, du savoir et de l’innovation.

Nous voulons rompre avec le modèle actuel d’une ville dominatrice entourée de pôles de monoactivités et de dortoirs. Notre objectif : des “bassins de vie” ou chaque habitant trouvera à moins de 30 minutes les services essentiels à sa vie quotidienne : habitat, logement, loisirs, service publics.

Trois axes

Au service de cet aménagement du territoire : l’Office Régional de l’Habitat, des transports de proximité et une politique d’organisation des infrastructures locales.

L’Office Régional de l’Habitat est l’outil indispensable pour s’affranchir des logiques microlocales et faire accepter un aménagement optimal. Il ne s’agit nullement d’imposer, mais de proposer un schéma cohérent dans son ensemble. Cet office utilisera les leviers existants, pour intégrer habitations et locaux professionnels, répartir de manière optimale les logements sociaux et organiser la desserte en services vitaux. Ces aménagements se feront à l’échelle de plusieurs communes, pour construire des bassins de vie cohérents.

Les transports ont besoin d’un plan d’urgence pour résoudre le cauchemar que vivent quotidiennement les franciliens. Mais il s’agit surtout de bonnes pratiques de gestion. Pour soutenir le développement de bassins de vie, le tissu de transports locaux sera densifié. Le multimodal encouragé : une station de RER n’est pas une fin en soi ; ce n’est qu’une étape entre deux transports.

L’aménagement des infrastructures publiques et des services associés doit prendre en compte le service rendu aux franciliens. Les lycées financés par la région sont inutilisés en dehors des périodes de cours : nous voulons qu’ils soient ouverts le soir, pour des écoles de la deuxième chance, et le week-end pour des activités culturelles.
Les heures d’ouverture des stades publics réservés aux scolaires doivent être étendues pour le bien être de tous. Construire les stades des prochains JO à sans doute son intérêt pour la mégalopole, mais des micro bases de loisirs réparties auraient un impact plus important sur la vie sportive. N’avons-nous pas justement manqué ces JO par manque de … vitalité ?
Financer les productions culturelles au coeur de Paris est nécessaire, mais à condition qu’une partie des représentations soient assurées sur tout le territoire.

Quelle région voulez vous pour vos enfants ?

Voici quelques exemples qui démontrent notre méthode, notre vision du “bassin de vie”, vision ambitieuse mais solidement ancrée dans le quotidien. L’aménagement optimal du territoire régional demande avant tout d’avoir le sens des priorités et de l’écoute. Les franciliens ont envi de se concentrer sur l’essentiel : leurs proches et leur travail. Tout le temps et les ressources libérés par une région mieux organisée seront utilisés pour créer, inventer, innover. La richesse de notre région, c’est l’humain : l’une ne se développera pas sans l’autre.
Méfions-nous des “génies bâtisseurs” : l’humain ne vit pas de béton. L’ambition de rendre les franciliens heureux est la seule qui vaille. Elle est en soi un défi largement suffisant.

Nous avons établi un plan d’actions au service des franciliens, ambitieux et réaliste. Ce plan demande bien entendu à être enrichi de l’expérience de tous les hommes et les femmes de bonnes volonté. Vous pouvez témoigner votre soutien à notre projet, autant qu’à notre méthode, le 14 mars.

Quelle région voulez vous pour vos enfants ?
Votre avis compte ! Le 14 mars, votez !

Alain Dolium,
tête de liste du Mouvement Démocrate pour l’élection régionale en Ile-de-France des 14 et 21 mars 2010

Ecrit le 10 mars 2010 | dans Sélection par Paul .
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Une réponse à Grand Paris : L’humain ne vit pas de béton

  1. Philippe dit :

    Qui finance la plateau de saclay ? La région ou l’état ?

Les commentaires sont fermés.