On parle du campus Paris-Saclay

Quelques réflexions récentes sur le sujet sont apparues sur le net

Mégalo campus ou cassoulet de Shanghai ?

Sur le blog de Serge. Le point de vue d’un chercheur, qui ne voit pas trop l’utilité du déménagement de la fac d’Orsay, qui s’alarme de la « folie des grandeurs » à l’œuvre depuis la reprise du projet par Christian Blanc.

Un bon bilan pour  / contre, sans parler des aspects politiques de gouvernance:

  • pour : la taille critique et Shanghai.
  • contre : les coûts, l’écologie

Et des remarques et questions très pertinentes:

« Ca sert à quoi un immense campus ? On ne vante en général pas un campus pour sa taille mais pour la qualité de sa recherche et de son enseignement. C’est une bonne idée le mégalo campus ? »

« Mais on pouvait sûrement rester à taille humaine en se basant sur moins de doctrine et plus de pragmatisme. Peut être même en demandant leur avis aux chercheurs. (My God ! Un révolutionnaire qui veut demander l’avis des chercheurs.) »

« On nous dit qu’on fait ça pour l’ « effet cafétéria ». On pourrait croire qu’à l’heure d’Internet, on bossait sur Skype et SVN. Pas du tout ma bonne dame, tout se passe devant un caoua comme au bon vieux temps. Mais elle est où la cafétéria du campus ? A Orsay ? A Saclay ? A Palaiseau ? Ailleurs ? »

A Saclay, le projet de « Silicon Valley » déclenche les passions

Sur La Croix (17 février, auteure : Christine TACONNET)

« Sur ces terres partagées entre chercheurs et agriculteurs, à cheval entre l’Essonne et les Yvelines, l’État veut bâtir l’avenir du Grand Paris, attisant ambitions et oppositions »

Après une description du secteur, cet article nous fait rejoindre le groupe de travail de la fondation scientifique, focalisée sur le projet académique, lié au « Plan Campus ».

Puis l’aspect aménagement est abordé, qui tombe sous la coupe de l’Etat, incarné par Christian Blanc.

« Le secrétaire d’État au développement de la région capitale, Christian Blanc, en a pris les rennes en 2008 pour monter une « Silicon Valley » à la française. Il veut embarquer plus de grands groupes et de PME, multiplier les entreprises innovantes, bâtir. Pour mener cette bataille, il s’appuie sur une « opération d’intérêt national » (OIN), qui donne la main à l’État sur les permis de construire.« 

«  le projet de loi relatif au Grand Paris prévoit la création d’un établissement public de Paris-Saclay, qui pilotera les opérations sur un territoire nettement plus étendu de 49 communes.« 

Les craintes en matière d’urbanisation sont étayées par le manque de concertation:

« Partout, on craint un urbanisme autoritaire. Les militants Verts et les agriculteurs ont sonné le rappel pour la préservation des terres agricoles. Un pari presque gagné, mais l’ajout d’un « environ » 2 300 hectares dans le texte de loi les met vent debout.« 

La question des transports sur le plateau est cruciale:

« Les chercheurs, malmenés depuis quelques années, s’interrogent. Et la question des transports, point noir de ce plateau enclavé, reste en suspens, alors que les établissements sont éloignés les uns des autres et mal desservis.

Sur ce sujet, l’opposition est farouche entre les élus locaux, partisans d’une amélioration rapide du RER B et de la desserte de bus, inquiets de la saturation routière, et la lointaine perspective de métro souterrain de Christian Blanc… »

Et les lieux de vie sont indispensables pour assurer un minimum de succès à ce projet:

« hors des murs de la science, on s’ennuie ferme à Saclay. Un détail ? Pas si sûr. La capacité du « cluster » à attirer les meilleurs étudiants dépendra aussi de l’environnement qu’on leur offrira. »

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