Les territoires de projet: retours sur le débat à HEC

La réunion à Jouy en Josas, sur le thème « Clusters et potentialités de développement » n’a pas permis de débattre sur le thème de l’aménagement du Plateau de Saclay. Manifestement, le principe même de débat public sur l’ensemble des 49 communes, ou sur l’opportunité en terme scientifique et économique de l’opération, cela est refusé. Il y a des gens qui savent à notre place.

Nous avons droit cependant à un discours politique de la « Société du Grand Paris », représentée par André Santini, vantant la concertation. Ceux qui ont suivi le sujet, notamment élus et associations, sont les premiers à dénoncer le manque de dialogue et l’hyper-centralisation des décisions .

Et au cours de ce débat, nous avons eu une éclatante démonstration du mépris de certains membres de la SGP pour les citoyens  » Traverser des champs de patates, c’est dérisoire par rapport aux enjeux »

Le travail de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) est cependant remarquable. Ainsi, l’animatrice a su pointer la non-réponse à une question, derrière un discours plutôt alambiqué d’un représentant de la SGP.

Nous avons eu droit à des interventions intéressantes, en particulier  la présentation de M. Gérard LACOSTE (Directeur Général Adjoint de l’IAU île-de-France), et celle de Marc Weil, que nous avions déjà eu le plaisir d’entendre à Versailles (Grand Paris: Conférence-débat alternatives à Versailles).

Plusieurs intervenants associatifs ont souligné depuis la salle que Gérard Lacoste avait pointé de nombreuses erreurs possibles dans la conception des besoins de déplacements. Ne serait-il pas préférable de répartir l’activité pour maîtriser ces besoins ? L’abandon du postulat selon lequel le métro serait utilisé pour circuler entre pôles remettrait en cause tout un pan du projet. Il faut du reste rappeler l’importance des pôles de Saint-Quentin et de Vélizy, oubliés par le projet, et que l’implantation d’une gare à La Minière affecterait des zones naturelles et agricoles : c’est pourquoi la salle, à Saint-Quentin y était très défavorable – contrairement à la SGP. L’association Citoyens actifs et solidaires a déploré qu’il soit impossible d’obtenir un débat public sur l’aménagement du plateau de Saclay alors que le projet avance de façon incohérente et que l’État impose sa vision en installant  un campus flambant neuf « au milieu de rien », au mépris du Grenelle de l’Environnement et des  personnes qui y travailleront pendant 20 ans sans moyen de transport adéquat.

L’intervention de Pierre Veltz , toujours excellent communicant, mérite que l’on prenne un peu de recul, pour analyser quelle vision de société cette démarche sous-tend.

« il faut choisir : soit vous restez les provinciaux d’un monde qui bouge, soit nous serons au cœur d’un pôle mondial de demain »

Ceux qui préfèrent préserver un modèle se société et de qualité de vie et s’interrogent sue l’hyper-centralisation ne seraient donc que d’affreux conservateurs, se refusant à aller dans le vent de la mondialisation ? Quelle vision de société ce projet porte-t-il ? Quel monde voulons-nous pour les générations futures ?

Ne pourrait-on se souvenir de ce mot de Frédéric de Lamennais « La centralisation, c’est l’apoplexie au centre, la paralysie aux extrémités« , en opposition au jacobinisme du projet de « Grand Paris » ?

L’analyse de Pierre Veltz est aussi dénoncée par le CAS d’Orsay: « Où l’on retrouve l’archipel de Veltz, dopé de certitudes »

La CPDP (Commission particulière du Débat Public) a rédigé un  compte-rendu de la réunion thématique Jouy en Josas(pdf), dans lequel on peut remarquer des interventions du public:

  • de Laurent Sainte Fare Garnot, représentant « Les Amis de la Vallée de la Bièvre » (qui ont réalisé un excellent travail de suivi du projet depuis des années),

des études de l’Observatoire national des territoires et de la DATAR ont montré que l’Ile-de-France est au premier rang européen pour le PIB, la population, la densité et l’efficacité des transports. Il  n’est donc en rien certain que la croissance attendue dépende d’un réseau de transport supplémentaire qui sera très onéreux. La notion de cluster est séduisante, mais la réussite de la Silicon Valley est due à des liens humains spontanés nés à l’université et prolongés lors des créations d’entreprise. Le déplacement par décision d’État d’établissements d’enseignement supérieur sur le plateau de Saclay ne possède en rien cette spontanéité : et quelles seraient les synergies réelles entre établissements dont les spécialités sont très diverses ? Il faut aussi rappeler que le succès de Cambridge ou de MIT résulte d’investissements publics universitaires beaucoup plus élevés qu’en France.

  • d’un chercheur sceptique sur le « rapprochement » amené par la « clusterisation »:

Un chercheur a souligné que la proximité doit à la fois être géographique et organisationnelle.
Déplacer Paris-Sud à Saclay ne fera que raccourcir des trajets déjà minimes ; en revanche, la mise en concurrence systématique des laboratoires va à l’encontre de la collaboration souhaitée.

  • d’un représentant (Flavien Bazenet) d’une association de Jouy en Josas,   s’interrogeant sur le « Retour sur Investissement » (ROI) de l’opération, question à laquelle il n’a pas été répondu (réponse reportée à une date ultérieure, les calendes grecques peut-être)

La Commission Particulière de Débat Public a mis en ligne un blog, dont j’ai extrait cette présentation de la notion des « territoires de projet », qui étaient le thème de ce débat (je recopie, la lecture sur le blog lui-même est moins aisée qu’ici, pour des questions de forme)

Afin de préparer la réunion thématique sur les territoires de projet, qui se tiendra au campus HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines) le 30 novembre prochain, la Commission Particulière du Débat Public sur le Réseau de Transport du Grand Paris vous propose des éléments d’information sur ces territoires de projets, tirés du Dossier du Maître d’ouvrage (Société du Grand Paris, 2010), dans le cadre de la procédure du Débat Public.

1. Première approche sur les territoires de projet

–          Qu’est ce qu’un territoire de projet ?

  • « Ces territoires de projets sont des pôles d’activités qui doivent démultiplier le potentiel de création, de richesse et d’innovation. » (Présentation de la réunion thématique par la Société du Grand Paris, Compétitivité et Rayonnement International, Paris, 2010)
  • « Les territoires sont des leviers cruciaux de l’économie de la connaissance et de l’innovation, pivots d’une organisation économique et spatiale en parfaite intégration. […] Ces orientations stratégiques générales, déclinées sur chaque territoire, en partenariat étroit avec les collectivités locales, créeront des identités fortes, permettront de piloter l’approche spatiale du développement et de l’aménagement de la Région Capitale en renforçant les performances économiques, environnementales, sociales et en termes de déplacement. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

–          N’y a-t-il pas d’autres territoires de projets que les 8 présentés ?

  • « Nous n’avons jamais prétendu résumer au travers les 8 territoires de projets tous les territoires potentiels de création de la région parisienne. Je vais citer un exemple qui est en dehors du tracé du métro. Le territoire de la confluence entre Cergy-Achères-Chanteloup est manifestement un territoire d’expansion extrêmement intéressant. Pour autant, il n’est pas question de le desservir par métro. Il y a d’autres moyens de les ramener vers le Grand Paris. On pourrait également faire la même observation s’agissant d’un territoire qui n’est plus au sud, Evry Corbeilles. Dès lors qu’Evry, Corbeilles, Sénart et peut-être Melun pourraient un jour former un projet, cela peut être également extrêmement intéressant. Donc de ce côté là, ce n’est pas une liste fermée. » (Marc Véron, Président du Directoire de la Société du Grand Paris, réunion thématique Compétitivité et Rayonnement International, Paris, 2010)

–          La source du Grand Paris a identifié dans certains documents 9 pôles facteurs de développement futur pour l’Ile de France. Le réseau proposé relie 8 de ces 9 pôles, pas le neuvième : Cergy-Confluence, à la limite Yvelines/Val d’Oise. Pourquoi ?

  • La réflexion sur le Grand Paris a été conduite sur la base d’un projet de développement économique permettant d’identifier des territoires de projets, destinés à concentrer l’implantation de nouvelles activités.  Parmi ceux-ci, Confluence a été considéré comme disposant d’atouts majeurs autour de sa vocation fluviale au confluent de la Seine et du canal Seine Nord Europe. La spécificité en nature d’activité de ce territoire ne saurait à elle seule justifier une desserte par un transport du type métro.  Le territoire Confluence est donc bien représenté sur les cartes qui traitent spécifiquement des territoires de projet, mais il n’apparaît pas sur celles qui s’attachent plutôt à montrer le tracé et les dessertes du Métro Grand Paris, comme celle à laquelle vous faites référence.  Si le Métro Grand Paris constitue une armature qui permettra de relier et de mettre en réseau la majeure partie des territoires du Grand Paris, il ne pourra relier le secteur d’Achères, d’une part en fonction de sa situation géographique, excentrée par rapport au projet de métro, lequel se doit avant tout de desservir les zones les plus denses, d’autre part en fonction du type d’activités à développer, liées à la logistique fluviale.

Ce secteur pourra aussi être connecté au Métro Grand Paris par le biais des autres lignes qui composeront le futur réseau de transports en commun régional, notamment le RER E et la tangentielle Ouest qui seront tout naturellement appelés à jouer un rôle majeur dans l’amélioration de l’accessibilité de ces secteurs. » (Réponse de la Société du Grand Paris  à la question d’un citoyen, 2010)

–          Quelle est la différence entre territoire de projet et clusters ?

  • « Un cluster se définit comme un groupe d’entreprises et d’institutions partageant un même domaine de compétences, proches géographiquement, reliées entre elles et complémentaires » (Porter M., 1999, On Competition, repris dans le Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)
  • « Il y a un territoire de projet au Nord-est [de l’Ile-de-France]. Ça n’a rien d’un territoire de projets économiques [un cluster]. C’est tout simplement le désenclavement des zones ultrasensibles qui se sont révoltées il y a quelques années de cela, et qui ont je crois puissamment instiller dans l’esprit international une certaine image de Paris. Nous ne pouvons pas vivre avec […] car on voit bien que si nous raisonnons en termes d’expansion sans traiter au fond les quartiers sensibles et marginalisés, nous n’aurons pas fait une opération satisfaisante, et nous serons constamment rappelés à la déserrance de ces quartiers. » (Marc Véron, Président du Directoire de la Société du Grand Paris, réunion thématique Compétitivité et Rayonnement International, Paris, 2010)

–          Quels sont les avantages du réseau de transport public pour assurer le développement de ces territoires de projet ?

  • « La réalisation du projet de réseau de transport du Grand Paris est déterminante dans la mise en œuvre du projet économique, urbain et social du Grand Paris.
  • Ce réseau vise à structurer l’aménagement des territoires desservis et à les raccorder au cœur même de l’agglomération et aux portes de la ville-monde. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Le réseau de transport du Grand Paris doit favoriser la structuration du territoire et la fluidité des déplacements quotidiens » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

2. Foire aux questions. N’hésitez pas à apporter votre contribution ou à proposer vos idées.

–          Quels sont les hypothèses de créations d’emplois et leur impact sur le trafic ?

–          Comment les clusters vont-ils réussir leur ancrage territorial ? Et dans quels secteurs ?

–          Pourquoi le pôle de Saclay a-t-il besoin d’échanges rapides ?

–          Quel est la position de Paris dans la concurrence internationale dans ce domaine ?

3. Les Territoires de projet en Ile-de-France, définis par la Société du Grand Paris

  • Paris – le Bourget (ligne rouge et verte, ligne 14 prolongée) : « Une porte sur l’international »

« Situé entre Roissy et la capitale, Le Bourget a vocation à devenir la porte d’entrée urbaine internationale du Grand Paris. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • La Défense (ligne rouge et verte): « Cité Financière du Grand Paris : cluster financier et de services à haute valeur ajoutée »

« L’arrivée du réseau du Grand permettra d’augmenter l’attractivité de ce territoire, en reliant directement La Défense aux autres pôles de développement et aux portes internationales de la Région Capitale que sont les aéroports de Roissy et d’Orly. Le prolongement du RER E à l’ouest contribuera à amplifier ce bénéfice. Les nouvelles gares à l’ouest de l’Arche permettront de consolider le développement de Seine-Arche, et d’engager la transformation du quartier des Groues. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Est Parisien – Cité Descartes (ligne rouge) : « Territoires d’innovation pour un développement urbain et durable »

« Aujourd’hui, le territoire est relié à la capitale par une branche du RER A et deux branches du RER E. Entre les rocades A86 et A104 qui délimitent le territoire, l’autoroute A4 assure la principale desserte routière. La mise en service du réseau du Grand Paris concrétisera le développement d’un nouvel axe nord-sud, et effacera la barrière que constitue la Marne. La Cité Descartes se trouvera ainsi à 30 minutes de Roissy et à moins de 45 minutes du pôle de Saclay, ce qui permettra de faciliter des échanges liés à l’innovation avec ce pôle scientifique et technologique. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Est de la Seine-Saint-Denis (ligne rouge) : « Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Livry-Gargan, Sevran, Aulnay-sous-Bois : recréer un pôle urbain de qualité »

« Le futur réseau du Grand Paris va permettre de redynamiser le tissu urbain, de désenclaver certains quartiers et de faciliter l’accès à l’emploi dans les pôles du Bourget, de Roissy et de la Cité Descartes. Le territoire sera ainsi réintégré à la métropole parisienne et ses habitants bénéficieront de cette nouvelle dynamique économique urbaine. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • La Plaine Saint-Denis (ligne verte, ligne 14 prolongée) : « Territoire de la création »

« Desservi par le futur réseau du Grand Paris, le secteur Pleyel – Landy deviendra un carrefour stratégique interconnecté au RER D, et accueillera la future gare TGV internationale. La Plaine Saint-Denis occupera ainsi une position plus centrale dans l’agglomération parisienne. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Roissy-Villepinte-Tremblay (ligne verte, ligne 14 prolongée) : « Au cœur de l’économie des échanges »

« Le réseau du Grand Paris assurera une desserte performante pour les usagers de l’aéroport, de sa gare TGV et du Parc international des Expositions de Villepinte. De plus, il permettra un accès fiable pour l’est de la Seine-Saint-Denis, ainsi que pour le secteur de Marne-la-Vallée. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Plateau de Saclay (ligne verte) : « cluster scientifique et technologique »

« Le réseau du Grand Paris, en complément du réseau RER, permettra à la fois de desservir le chapelet de campus et de relier le Plateau de Saclay aux autres pôles de recherche régionaux et au cœur de Paris. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)

  • Sud de Paris (ligne rouge et verte, ligne 14 prolongée) : « Le territoire de la santé et des biotechnologies »

« Le réseau structurant du Grand Paris va changer la perception et l’usage des lieux. Il jouera un rôle déterminant  pour structurer le pôle lui-même en rapprochant ses différents composants et répondre au manque de liaisons est-ouest. Le nouvel équipement reliera Paris à Orly en moins de 15 minutes. Un nœud majeur du réseau francilien est prévu à Villejuif, ce qui contribuera à renforcer l’attractivité du territoire. » (Dossier du Maître d’ouvrage, Société du Grand Paris, 2010)
Consulter les cahiers d’acteurs en relation avec la thématique :

Cahier d’Acteur d’Institut Télécom

Cahier d’Acteur de Jouy Ecologie

Cahier d’Acteur du Campus Paris Saclay

Cahier d’Acteur MEDEF Ile-de-France

Cahier d’Acteur d’EPAMARNE EPAFRANCE

Cahier d’Acteur des Collectivités Territoriales du Pôle du Bourget

En prime, le commentaire suivant:

Les Citoyens Actifs et Solidaires Orsay dit :

Réactions à la lecture du cahier d’acteur du Campus Paris Saclay

1) Sur le déménagement de la faculté d’Orsay

Nous ne trouvons pas dans le cahier d’acteurs de la FCS d’argumentation sur la nécessité de faire monter une grande partie de la fac d’Orsay sur le plateau et de consommer ainsi inutilement des terres agricoles. Ce déménagement ne sait pas (ou ne veut pas) tenir compte du coût que représente le sacrifice des terrains du plateau. La concentration sur le plateau néglige les coûts induits par la disparition progressive de l’espace agricole: coûts de transport, coût de perte de biodiversité…. Autant de coûts liés à la spécialisation de l’espace, à l’extension sur le territoire agricole et à la concentration d’une mono activité.

Par ailleurs, l’argument consistant à dire que cela coûterait plus cher de rénover que de reconstruire à neuf, qui a été un moment avancé par la Mission de préfiguration de l’OIN, n’est évidemment pas recevable puisqu’elle s’appuyait sur la référence du coût de la rénovation du campus de Jussieu. Celui-ci ne peut pas servir de point de comparaison car la situation de Jussieu est très différente (très grande densité d’occupation, qui oblige à un phasage des travaux très contraignant, présence d’amiante floquée qui décuple les coûts de réhabilitation). De plus, comparer le coût du neuf et le coût de la rénovation évacue la question de la restauration du terrain à l’état précédent la construction. Or le coût de déconstruction et de dépollution (il s’agit pour la plupart de laboratoire de chimie, de physique nucléaire) devrait être comptabilisé. La comparaison oublie de comptabiliser tous ces coûts qui porteront plus tard sur l’Université ou la ville. Si l’on veut un minimum penser développement durable, il faut introduire (internaliser) ces coûts.

Enfin, si on veut véritablement « rapprocher le monde universitaire du monde industriel », on peut le faire aussi bien sur la zone de Courtabeuf, et si cela avait pour effet d’attirer un réseau de transport digne de ce nom pour les salariés de Courtabeuf et les habitants des Ulis, là oui, on pourrait dire qu’on va réaliser à coup sûr quelque chose d’utile.

2) Sur la logique du cluster

Nous ne trouvons pas d’argumentation sur l’utilité de réunir tous les acteurs du cluster sur un territoire aussi resserré que possible, alors que de nombreux spécialistes de la question soutiennent que cela n’est pas suffisant, voire que cela n’est pas le problème. Nous avons résumé ces arguments sur notre cahier d’acteurs (voir ce cahier d’acteur, en date du 2/11)

3) sur les principe d’urbanisme et le phasage prévu

Il est écrit que les réseaux de transport sont « un élément structurant qui doit précéder l’urbanisme », vision datée, en contradiction complète avec les tendance actuelles de l’urbanisme qui considèrent que le réseau de transport collectif doit être conçu au service d’un projet de développement et non pas prétendre en être l’élément structurant essentiel. Quant à l’affirmation que ce transport précèderait l’urbanisme, louable intention, mais il doit s’agir d’un trait d’humour… Il suffit de rapprocher des chiffres: arrivée des premiers étudiants sur le plateau prévue pour 2015 (AgroParisTech), arrivée du métro pas avant 2035, puisque le financement du tronçon La Défense – Versailles – Saclay – Orly proposé dans le rapport Carrez ne commencerait pas avant 2025 ; donc environ 20 ans de retard….

Les Citoyens actifs et solidaires (CAS Orsay)
26/11/2010
cas-orsay@no-log.org

références :

Cahier d’acteur du Campus Paris Saclay :
http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=341&document_file_id=341
Cahier d’acteur de CAS Orsay
http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=247&document_file_id=258

Cahier d’Acteur des Aéroports de Paris (ADP)

Cahier d’Acteur de l’ADOR (Association pour le Développement Economique du Pôle Orly-Rungis)

Cahier d’Acteur de Citoyens Actifs et Solidaires

Cahier d’Acteur commun Arc Express/SGP du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur de l’Université Paris Est

Cahier d’Acteur de Renault – Etablissement de Guyancourt

Cahier d’Acteur du Réseau Associatif du Plateau de Saclay

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2 réponses à Les territoires de projet: retours sur le débat à HEC

  1. Harm Smit dit :

    Permettez-moi de rajouter à votre liste de cahiers d’acteur celui du Collectif OIN Saclay (COLOS), qui regroupe une centaine d’associations sur le territoire de l’OIN Paris-Saclay.
    Ce cahier est en ligne depuis le 7/12/10 sur le site de la CPDP :
    http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=804&document_file_id=815
    et également sur le site de COLOS (www.colos.info).

    Du reste, entre temps, d’autres cahiers d’acteur ont été remis, qui méritent également d’être relevés.

  2. EvelyneD dit :

    Plusieurs cahiers d’acteurs ont été publié concernant le Plateau de Saclay, depuis le dernier point que j’ai effectué. Je n’avais pas pris le temps de citer le vôtre, mais j’ai beaucoup apprécié le travail de votre collectif, et ce, depuis plusieurs années. Je rajoute votre site dans la liste de liens.
    Le temps devient une denrée rare, et les débats et les évènements se poursuivent. J’ai du mal à suivre l’actualité de près en ce moment.
    Pas sûr que la « ligne verte » de la grande boucle se fasse, mais il faudrait rechercher davantage d’information. Il y a aussi les retours des enseignants, chercheurs et étudiants. Pas sûr que les milieux concernés soient très favorables au projet et à ses hypothèses (concentration, ville-monde, compétition internationale, « effet cafétaria »). Je crains une mode à la sauce « managériale », de même eau que les « entreprises sans usines » ou « délocalisation des activités à faible valeur ajoutée technologique ».

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